E-Commerce: Rakuten, l’entreprise qui livre ses repas avec des drones

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photo-rakuten-droneChères lectrices, chers lecteurs,

Alors qu’aux Etats-Unis Amazon et son système Prime Air reste remis en question (surtout par rapport aux autorités aériennes), la route semble libre au japon, enfin tout du moins pour l’entreprise Rakuten.

Des repas livrés par drone

Rakuten est une société de services internet japonaise. Elle compte aujourd’hui près de 105 millions d’utilisateurs et 44201 marchands, ce qui fait d’elle l’une des plus grosses sociétés de e-commerce.

Cette société performante, toujours en quête de mieux servir ses clients, envisage bel et bien la livraison par drone de ses clients. Et c’est sur un segment en particulier, celui des joueurs de golf, que les joueurs vont pouvoir commander leur repas, et être livrés par drone directement sur le green.

De la nourriture, des boissons, mais aussi des accessoires de golf et des balles pourront être livrés par drone. Ce service, baptisé Sora Raku se veut avant d’une utilisation simple.

Seul pré requis, les utilisateurs devront avoir une application, disponible sur Androïd. Cet outils permet d’effectuer des livraison directement sur le green, pour un poids de moins de 2 kg.

Autre but d’utilisation des drones, plus humanitaire celui là, les utiliser en cas de catastrophe naturelle (tremblements de terre, tsunamis…), afin que les denrées soient transportées plus facilement.

Une idée donc originale, du moins tant qu les autorités aériennes n’ont pas mis leur nez dedans, comme ca a été le cas pour Amazon. Cependant, le patron se montre plutôt confiant:

« Le gouvernement japonais a fait des drones une priorité stratégique et se montre étonnamment agressif sur le sujet. Il nous a offert un soutien fort », assure Hiroshi Mikitani, habituel­lement critique du conservatisme de l’administration nippone.

Cette dernière semble en effet favorable aux essais commerciaux. Elle a d’ailleurs récemment autorisé des livraisons de médicament par drone, en tant que livraison de démonstration.

Au delà, elle souhaite encourager la croissance locale, et notamment les entreprises spécialistes en la matière, comme Autonomous Control Systems Laboratory ou ACSL, né dans la région.

Une belle initiative de Rakuten et du gouvernement…

Yvan Dupuy

Area 120, l’incubateur de start-ups de chez Google

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google start upChères lectrices, chers lecteurs,

Area 120 est le nom du nouvel incubateur de start-ups, signé Google. Tout n’est qu’officieux pour l’instant, mais grâce à ce nouveau concept, Google veut favoriser entrepreneuriat, enfin disons, surtout en interne…

Area 120: le vivier de talents ?

Dirigée par Don Harrison et Bradley Horowitz (deux vétérans de Google), cet incubateur vise à développer les talents travaillant chez Google à l’intérieur même de la structure. Selon le journal the information, Area 120 se trouvera directement dans les bureaux de chez Google situés à San Fransisco.

Endiguer la fuite des talents chez Google serait-il l’objectif ultime de l’incubateur ? On peut légitimement se poser la question, quand on sait que, chaque année, nombre d’entre eux montent leur propre structure ou succombent à d’autres propositions. On peut par exemple citerla fuite de Kevin Systrom, qui a co-fondé  la start-up Instagram en 2010.
La structure sera mise en place et supervisée par Sundar Pichai, le CEO de chez Google. A ce titre, Google a déjà lancé un processus de recrutement en interne pour intégrer la structure. Le candidats doivent impérativement présenter, en tant que réel entrepreneur, un business plan. L’acceptation du dossier permet aux heureux candidats de travailler à temps complet sur leur structure, et d’obtenir directement de la part de Google une aide financière pour soutenir le projet.

La dénomination « Area 120 » ferait référence aux 20% de temps alloués aux employés de Google pour plancher sur des projets annexes.

Au final , cet incubateur n’est que l’aboutissement d’une longue maturation de la part de Larry Page et Sundar Pichaï. En 2004 déjà, ces derniers avaient plus ou moins mentionné le sujet:

« Nous encourageons nos employés, en complément de leurs projets réguliers, de consacrer 20% de leur temps à plancher sur ce qu’ils pensent pouvoir être bénéfique pour Google. »

A quand un tel dispositif en France ?
Yvan Dupuy

Etude Iab: Une croissance de 20% pour l’E-pub aux USA en 2015 (infographie)

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logo iabChères lectrices, chers lecteurs,

La marché américain de l’e-pub se porte bien. Il a une croissance en effet de 10 milliards de dollars en 1 année, pour atteindre les 60 milliards au global en 2015. Une progression qui permet au marché une croissance de 20% en 1 année. Un pas supplémentaire car la croissance de 2013 à 2014 était limitée à 14%.

 

 

Les charts de IAB concernant l’e-pub

IAB & PWC ont principalement démontré la progression de l’e-pub et la répartition via des « charts » qui permettent de voir d’une manière visuelle les principales évolutions:

IAB Chart

La part du mobile connait une progression notable avec 10 point supplémentaires, alors que le display est en léger recul, passant de 16 à 13%. le search est également en recul passant de 38 à 34%. Les autres variables, quant à elles, restent relativement stable en terme de répartition.

iab diagram 2

Ce deuxième graphique met en exergue l’évolution des différents formats, sur une période plus large, notamment de 2006 à 2015. Nous pouvons constater que la vidéo se porte également bien en terme d’évolution.

Les digital addict restent probablement les plus gros consommateurs, même si l’internaute lambda progresse dans sa consommation de l’information.

Yvan Dupuy

E-Business: Les investisseurs inquiets à propos de Netflix ?

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netflix

 

chères lectrices, chers lecteurs,

Le géant du streaming Netflix vient de rendre publics ses résultats pour le premier trimestre 2016. Continuant à séduire de nouveaux abonnés, le groupe laisse cependant les investisseurs sur leur faim, ces derniers espérant des résultats plus rapides. Est-il réellement possible pour la société d’en faire encore plus, avec une concurrence toujours plus féroce ?

80 millions d’abonnés en vue

Fin mars 2016, Netflix comptait 77,71 millions d’abonnés, soit 6,87 millions de plus que trois mois auparavant. La progression la plus importante enregistrée par l’entreprise sur les cinq derniers trimestres. Le nombre d’abonnés aux Etats-Unis est lui aussi en progression, avec 45,71 millions d’abonnés payant , soit 2,31 de mieux qu’au trimestre précédent. À l’international, le géant américain compte 31,99 millions de fidèles payants, soit 4,55 millions de plus que trois mois plus tôt.Les prévisions sont quant à elles optimistes, puisque la société de passer la barre des 80 millions d’abonnés au prochain trimestre.

Du côté du chiffre d’affaires, le moral de Netflix est au beau fixe: Avec un ca de 1,813 milliard de dollars au dernier trimestre, la société enregistre une croissance de 29,5% sur 1 an, et 8,4 % sur trois mois. En terme de bénéfice, ce dernier s’élève à 28 millions de dollars.

La société continue aussi sa politique d’investissements, avec 5,77 milliards d’investis dans de nouveaux contenus, pour son offre en streaming. Au global, 9 milliards de dollars pourraient être investit d’ici fin 2016. Parmi ceux-ci, la firme pourrait consacrer 5% d’entre eux à la production de films originaux:  « L’augmentation de notre revenu moyen par abonné nous permettra d’investir encore plus et de porter notre dépense de 5 milliards de dollars en 2016 à plus de 6 milliards de dollars en 2017 sur une base « P&L« , et davantage en cash ».

Une concurrence toujours plus forte

Partout dans le monde, il semble que la concurrence pour Netflix s’amplifie, d’où certainement l’inquiétude des investisseurs…Le câblo-opérateur Time Warner Cable par exemple a fait savoir qu’il cherchait à « conserver [ses] droits plus longtemps ou retarder certaines licences pour [son]contenu ». Un mouvement qui touche également ses concurrents actuels, Amazon et Hulu en tête.

Concernant Amazon, l’offre est particulièrement alléchante. Avec Amazon Prime vidéo facturée 8,99 euros par mois, et une catégorie « pas sur Netflix » affichée au menu, la guerre entre les deux sociétés est lancée.

La concurrence effrénée ne semble pour autant par effrayer Netflix, qui déclare à ce sujet: « Vous pouvez voir que le marché des loisirs est énorme et nous ne sommes qu’un petit bateau sur un vaste océan. Par exemple, nous sommes passés de 0 à 47 millions de membres aux États-Unis pendant que HBO continuait de croître, ce qui montre à quel point ce marché est grand. Nous avons une petite fraction du temps et de l’argent des consommateurs, et des tas d’opportunités pour progresser »

Reste à voir donc si le nombre d’abonnés diminuera , au profit d’autres concurrents.

Yvan Dupuy

Médias: Youtube et la rémunération des artistes en débat à Bruxelles

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youtube-for-artists-650x325Chères lectrices, chers lecteurs,

En préparation à Bruxelles, la réforme sur les droits d’auteurs va impliquer de plein pied le nom moins célèbre Youtube. Une plateforme de poids, puisque selon le SNEP (le Syndicat national de l’édition phonographique), deux morceaux sur trois en France sont « streamés » sur Youtube.

 

Un niveau de rétribution relevé ?

Cela fait un bout de temps que les ayants droit se plaignent de ne pas être assez rétribués, quant aux diffusions de leurs œuvres effectuées par Youtube. A ce titre, le Financial Times rappelle que l’Estonien Andrus Ansip a appelé la filiale de Google a devoir relever ce niveau de rémunération.

En effet, en payant mal ses artistes, la plateforme bénéficie d’un avantage concurrentiel certain, face à des concurrents comme Spotify ou bien encore Deezer.

Cependant, et fait étonnant, Youtube rapporte trois fois moins que Spotify. En effet, avec près d’1 milliard d’utilisateurs, elle ne rapporte « que » 600 millions de dollars par an. Spotify, quant à elle, comptabilise seulement 30 millions d’utilisateurs, et rapporte 1,6 milliard de dollars.

De son coté, et pour se défendre, Youtube affirme qu’elle a déjà reversé plus de 3 milliards de dollars aux ayant droits. Sa filiale mère, Google appuye sa défense en affirmant: « Seulement 20 % des gens sont traditionnellement prêts à payer pour de la musique.« YouTube aide les artistes et les labels à monétiser les 80 % restants, qui n’auraient reçu aucun revenu ».

Malgré ces arguments, il semble que Bruxelles ne bouge pas ses positions quant à la hausse de rétribution des droits d’auteurs sur les plateformes de streaming. Le but de Bruxelles est de donner plus de poids aux ayant droits, afin que ces derniers pèsent plus lourds lors des négociations avec les plateformes.

Nous en saurons donc plus quand la réforme sera officialisée.

Yvan Dupuy

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