start up phenix
Un employé Phenix travaillant

Chères lectrices, chers lecteurs,

Phenix est l’une start-up de la tech Française faisant partie des entreprises ayant l’une des plus fortes croissance. Luttant contre les gaspillages alimentaires, elle propose aux industriels d’éliminer leur poubelle en distribuant leurs invendus.

L’une des scale-up les plus prometteuse du secteur

Face à des modèles de gestion des déchets classiques comme Véolia ou Suez, Phenix est une alternative novatrice. Pour répondre à la croissance de son modèle, la jeune pousse a d’ailleurs du lever 15 millions d’euros auprès d’environnemental Technologies Fund., BPI France, Sofiouest et Arkea.

A la base, la jeune pousse n’était qu’une simple place de marché, mettant en relation ceux qui souhaitent se débarrasser de leurs produits invendus, et ceux qui en ont besoin. Peu à peu, elle a su se développer pour couvrir l’intégralité des étapes de la redistribution des déchets.


« En résumé, lorsqu’un produit bientôt périmé arrive chez nous, nous le proposons d’abord aux consommateurs, puis aux associations, puis aux animaux ; trois canaux qui nous permettent de réduire les poubelles des magasins à zéro »

Jean Moreau

Trois canaux de monétisation

La jeune pousse génère des revenus à partir de trois canaux de monétisation. Via sa marketplace, elle prélève tout d’abord un pourcentage de la valeur des produits évacués.

« Ce qui évite aux magasins de régler les taxes liées au traitement de ces déchets, qui s’élèvent à 200 euros la tonne », explique Jean Moreau. Son logiciel d’aide à la rotation des rayons et des produits en magasins, ensuite, loué en mode Saas ; puis son application mobile, grâce à laquelle la start-up a pénétré le marché B to C. « Sur l’application, le consommateur est averti que des produits, à prix préférentiels, sont disponibles dans un magasin près de chez lui, il les commande et les paie en ligne, et n’a plus qu’à passer les chercher »

La jeune pousse enregistre déjà plus de 1000 contrats signés avec des magasins, ce qui en fait le leader de la gestion des déchets alimentaires. Elle fait aussi transiter des matériaux de bricolage ou de construction , avec des enseignes comme Leroy Merlon ou Enkel, une activité qui représente 20% de son chiffre d’affaires.

L’an passé, elle a aussi lancé ses propres magasins , les épiceries « nous anti-gaspi », dans lesquelles les invendus du haut de la chaine, comme ceux des exploitants agricoles. Un service pour la réduction du gaspillage, lorsque les fruits ou légumes sont esthétiquement invendables pour les grandes surfaces par exemple.

En terme d’activité, la start-up emploie déjà 110 personnes et compte se développer en Espagne et au Portugal.

Elle pourrait donc contribuer de manière majeure à la lutte contre le gaspillage de ressources dans la chaîne alimentaire.

Pour 2019, elle vise également les marchés Suisses et Belges.

Yvan Dupuy