exemple de gaspillage alimentaire dans les cantines scolaires
Crédit photo: Pornichet l’appel de la mer / Flickr

Une nouvelle alliance voit le jour entre la ville de Nantes et la start-up Verteego voit le jour. Et c’est dans le domaine du gaspillage alimentaire dans les cantines scolaires qu’elle mènent leur nouveau fer de lance. Avec un taux atteignant les 10%, il est, selon elle, temps d’agir. Elles misent notamment sur l’utilisation de l’intelligence artificielle et l’élaboration d’un algorithme puissant en la matière.

Une baisse de 2 à 3 points avec le premier modèle

Avec la première mouture de l’algorithme, l’objectif est de pouvoir parvenir à une baisse de 2 à 3 points sur les 10% existant, soit environ 430 repas par jour. Pour l’heure, ce projet n’en est encore qu’au stade de développement, mais il devrait voir le jour concrètement en 2021.

En amont, le but est donc de mieux estimer le nombre d’élèves qui prendront un repas un jour donné, alors que les commandes alimentaires doivent être faites en amont, plusieurs semaines à l’avance. Cette question de se pose pour 115 écoles nantaises, avec un nombre de repas total de 115 000.

A cette fin, la ville de Nantes a donc lancé un appel d’offres pour trouver des solutions technologies capables de traiter cette problématique. A ce titre, Franckie Trichet, maire adjoint de la ville de Nantes et vice-président de la Métropole, a déclaré: “L’objectif était de montrer ‘comment peut-on utiliser une IA au service de l’efficience d’une politique publique ? On aurait pu très bien pu choisir le secteur de la mobilité

cantine scolaire à Nantes
© Métropole de Nantes

Verteego : une start-up capable de répondre au besoin prédictif

Spécialisée dans l’analyse prédictive, la start-up Verteego a été sélectionnée, en collaboration Maestria, spécialiste du développement de l’intelligence artificielle. les deux entités font partie NaonedIA, un collectif Nantais qui lutte pour une IA éthique , luttant contre le gaspillage alimentaire.

Concernant les produits alimentaires non consommés, ceux-ci sont redistribués à des associations, et ne sont donc pas jetés. Ils ont toutefois un coût élevé, qui est “presque impossible à fixer” selon Mr Trichet. LI ajoute à ce sujet: “Un repas à l’unité coûte 1,65 euros en moyenne. Mais ce montant est en fait supérieur car il ne prend pas en compte tous les effets logistiques en amont et les conséquences environnementales”.

Pour développer leur algorithme prédictif, la ville de Nantes et Verteego sont remontés sur l’historique des commandes depuis 10 ans, permettant d’obtenir une fiabilité élevée.

Les premiers résultats de simulation sont encourageant: “En faisant des simulations sur 2018-2019 avec notre modèle de prédiction, on passe de 9,6% de repas préparés en trop à 6,5%, soit 430 repas en trop évités par jour“. Toutefois, la phase de mise en place sur le terrain est une autre paire de manches, et les équipes des cantines devront être sensibilisées sur le sujet au niveau opérationnel.

Quant au déploiement opérationnel, le moins de juin 2021 est évoqué.

Yvan Dupuy