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Ce mardi 3 septembre, la start-up Robocath, basée à Rouen, annonce effectué une levée de fonds de l’ordre de 5 millions d’euros. Elle compte en effet lancer les essais cliniques et commencer la commercialisation de sa solution robotisée baptisée R-One. Les centres de cardiologie en France, Allemagne, et Suisse, sont concernés par ce lancement majeur.

Préparer une deuxième génération de robots

Parralèlement à la commercialisation de R-One, Robocath annonce vouloir, grâce aux sommes levées, vouloir développer une nouvelle génération de robots, assurant la prise en charge de l’AVC.

Les investisseurs sont quant à eux historiques principalement: Go Capital, NCI, Normandie Participations, M Capital et Supernova Invest. Cependant, de nouveaux se sont greffés, comme la Caisse d’épargne Normandie, et le Crédit Agricole. Employant 30 collaborateurs à l’heure actuelle, la start-up est détenue par des fonds d’investissement à hauteur de 60%, 15% par des Business Angels, et 25% par le fondateur et le management.

Un marché favorable à de telles technologies

Ce nouveau robot va permettre aux cardiologues de moins s’exposer aux rayons X, et améliorer les gestes qu’ils pratiquent lors d’angioplasties (dilatation des artères et pose de stents).

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Sur le terrain, le robot R-One permet au chirurgien de se tenir éloigner du système d’angiographie, qui est source de rayons X, en télé-manipulant à distance son cathéter avec des joysticks depuis une console distante. Il sera également protégé par un paravent plombé. Il aura aussi la possibilité de faire des gestes qu’il ne peut faire habituellement avec ses mains, notamment des mouvements de rotation continus dans les arthères du patient.

Pour rendre possible de telles prouesses, le système utilise la technologie « R-Grasp » (reproduction des mouvements de la main), et R-Lock (pour le maintien sécurisé de l’accès à la lésion lors de la pose du stent). Une solution plus qu’utile, car en mode manuel, le stent peut bouger.

Robocath a obtenu en 2019 l’homologation de son robot R-one par l’organisme privé Britannique British Standard Institution. Philippe Bencteux. Le dirigeant-fondateur souligne qu’il s’agit « dUne certification indispensable pour une commercialisation en Europe et au Moyen-Orient« .

Yvan Dupuy