byjus start-up
Image Credits: Dhiraj Singh / Bloomberg / Getty Images

C’est désormais officiel, l’une des plus grandes start-up indienne ne perd plus d’argent. Il s’agit de la start-up de l’éducation Byju’s qui publié, mardi dernier, un résultat net de 2,8 milliard de dollars, sur un chiffre d’affaires de 188,8 millions, pour l’exercice de mars.

Une start-up basée à Bangalore

Avec ses huit ans d’existence, la start-up est basée à Bangalore. Sur la même période d’exercice, les revenus de Byju ont augmenté à 208 millions de dollars, contre 73,2 millions de dollars il y a un an.

Dans une interview accordée à Techrcrunch, Anita Kishore, Chief Strategy Officer chez Byju’s a précisé que les résultats incluaient toutes les taxes et autres dépenses dans son bénéfice net. «Nous sommes désormais rentables», a-t-elle déclaré.

A titre comparatif, Byju’s avait déclaré une perte de 4 millions de dollars sur des revenus de 69 milliards de dollars, au cours de l’exercice de mars de l’année dernière.

Un nouveau business model basé sur les abonnements

Pour atteindre cette rentabilité nouvelle, la start-up a mis au point un business model basé sur un abonnement, proposé aux étudiants. Elle permet en effet aux enfants de comprendre et appréhender des sujets complexes, grâce à des objets du quotidien comme une pizza ou un gateau.

Cette idée rencontre un réel succès, puisqu’elle compte déjà 2,8 millions d’abonnés payant, contre 2,4 millions en juillet. Elle propose également aux étudiants de suivre des cours de premier cycle et deuxième cycle. Sur le terrain, son application gagne du terrain dans les petites villes et villages indiens. Mais ce sont les habitants de métropole qui sont les plus rentables pour elle, avec 60% de clients payant.

De nouveaux services en prévision

Mrinal Mohit, directeur des opérations de Byju’s a déclaré que la start-up est en train d’explorer de nouveaux services, comme un tutoriel en ligne notamment, pour «accélérer encore la croissance et la rentabilité au cours de l’année à venir».

Elle compte également travailler sur l’accessibilité, en développant des programmes en langues vernaculaires .

«Nous nous sommes toujours concentrés sur une croissance durable et nos efforts continueront de viser à créer des expériences d’apprentissage qui aideront les élèves à devenir de meilleurs apprenants. […] Nous croyons fermement que nous avons la capacité de créer un produit mondial qui peut révolutionner l’apprentissage pour les étudiants du monde entier »

Mais les ambitions de la jeune pousse concernent aussi l’international, car elle prévoit de pénétrer les marchés américain, britannique, australien et néo-zélandais.

A ce titre, elle a acquis plus tôt cette année la start-up Osmo, une start-up de l’apprentissage basée aux États-Unis. La startup compte Prosus Ventures, Chan Zuckerberg Initiative – du fondateur de Facebook Mark Zuckerberg et sa femme – General Atlantic, IFC, Lightspeed Ventures, Times Internet et Owl Ventures parmi certains de ses investisseurs.

Yvan Dupuy

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