start-up Deepomatic
Le team de la start-up Deepomatic

Chères lectrices, chers lecteurs,

La start-up française Deepomatic annonce une levée de fonds de l’ordre de 6,2M$. Les investisseurs sont Hi Inov, avec Alven Capital, et Bertrand Diard. Cette dernière permet aux industries de créer leurs propres applications de de vision informatique. Elle fournit, entre autre, des outils pour un modèle et le connecter à un flux vidéo. Ce dernier peut par la suite être déployé partout dans l’entreprise ou se présente un besoin en la matière.

Une technologie déployable via api

Une brique qui peut s’intégrer par la suite dans l’ensemble d’une infrastructure, à l’aide d’appels API. Un déploiement complet de la technologie Deepomatic, grâce à sa facilité de mise en place ne prend en moyenne que trois mois.

Parmi les entreprises l’utilisant avec succès, Compass Group l’a déployé dans certaines de ses cafétérias. Au lieu d’attendre à la caisse pour payer, alors que votre plateau repas refroidi, il vous suffit de le passer devant une caméra pour que la reconnaissance d’images fasse son travail.

Concrètement, l’appareil photo prend fige votre plateau repas et reconnait automatiquement ce que vous avez choisit. Une technologie qui n’est pas sans rappeler celle d’Amazon Go, qui annonçait un déploiement de plusieurs boutiques de ce type en 2018.

Sa solution de reconnaissance visuelle est aussi utilisée par des sociétés de changements de vitres automobile, comme Autoglass, Carglass ou bien encore Safelite. Concrètement, les employés scannent le pare-brise, et la technologie leur indique ce qu’il est préférable de faire: réparer à l’aide de résine, ou le changer.

Une solution à paiement annuel

D’autres entreprises, comme la société de stationnement Indigo, utilise Deepomatic pour ses caméras de sécurité. Ces dernières peuvent en effet détecter si les utilisateurs ont un comportement suspect, en fonction de divers facteurs.

En terme de monétisation, Deepomatic fait paye à ses clients à un abonnement annuel, à l’instar d’autres solutions logicielles d’entreprises. Pour son développement, elle vise plusieurs secteurs comme l’énergie, le transport, ou les infrastructures.

Elle vise également le retail, avec le développement d’une technologie de « Shazam for Fashion », utilisant la vision par ordinateur.

L’expansion internationale fait aussi parti des dossiers sur la table, puisque la société vient d’ouvrir un bureau à New York, pour pouvoir se concentrer sur le marché Américain.

Si elle compte actuellement 20 clients, elle pourrait rapidement devenir un acteur incontournable de l’économie Française grâce à un modèle technologique incontournable et innovant.

Yvan Dupuy

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