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Joakim Bergroth portant un casque Varjo VR-1.

Le Finlandais Fortum, spécialisé dans l’énergie Nucléaire, franchit un pas concernant les techniques pour former son personnel. Cette dernière a en effet mis au point un simulateur en réalité virtuelle qui reproduit à la perfection la salle de contrôle d »une centrale nucléaire. C’est sur son site de Loviisa que ce dernier a été testé avec succès.

Réduire les coûts et mieux former ses équipes

Grâce à cette innovation de le domaine de la formation de son personnel, l’entreprise compte diviser ses coûts par 10. Elle compte également mieux accompagner son personnel en terme de formation, grâce à une réalité au plus proche du terrain.

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Autant dire que le sujet est sérieux, car les centrales nucléaires sont soumises à des normes très strictes, et la sécurité y est prise très au sérieux. Il en est donc de même pour la formation de son personnel. Exploitant ses centrales nucléaires dans plus de 14 pays d’Europe du Nord, et en Russie, Fortum a levé le voile sur un programme de formations simulant notamment des incidents en réalité virtuelle.

C’est une véritable salle de contrôle en réalité virtuelle que la société a mise au point. Et, sur son site pilote de Loviisa, 90% de son personnel a déjà été formé via la réalité virtuelle, et cette technologie fait partie intégrante du cursus de base. Le développement technique est assuré par l’une de ses filiales, Fortum eSite. Cette branche est plus précisément spécialisée dans la formatin en réalité virtuelle et est dirigée par Joakim Bergroth, spécialiste du facteur humain, et fort de 10 ans d’expérience en matière de nucléaire. Ce spécialiste affirme qu’un simulateur en réalité virtuelle coute 10 fois moins cher qu’un simulateur réel, et peut être déployés plus facilement.

Tester les évolutions techniques en amont

Si habituellement, la formation se fait via des reproductions de centrales nucléaires classiques, leur construction coute des millions d’euros, et les délais de fabrication sont long. IL y en a également très peu, et ils sont donc très demandés.

La réalité virtuelle permet donc de palier à de multiples problèmes, en terme de couts, de délais, et de disponibilité. Mais, pour aller un peu plus loin, leur utilisation apporte d’autres atouts que la formation.

Parmi ceux-ci, la veille technologique et les tests en amont sont rendus possibles par la simulation en réalité virtuelle. Concernant le matériel utilisé, Fortum fait confiance à la start-up Finlandaise Varjo, qui a conçu un casque à très haute-résolution, pour ses besoins.

Yvan Dupuy