compte snapchat de donald trump
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Après les émeutes ayant eu lieu hier au Capitole, le compte snapchat de Donald Trump a été fermé par la maison mère. Ce n’est pas la première fois qu’une telle action se produit, car le réseau social surveille de près la rhétorique parfois dangereuse du président. En juin 2020, Snap avait déjà annoncé que son compte ne serait plus promu dans l’onglet découvrir, et ne serait visible par les utilisateurs que s’ils s’y abonnent ou le recherchent.

Le compte snapchat de Donald Trump poserait des problèmes éthiques

Evan Spiegel, le PDG de Snapchat a déclaré aux médias et à la presse que le contenu du compte de Trump posait des problèmes au niveau éthique. Il souhaite, en arrière-plan, conservé une politique de communication saine et transparente, ce qui l’aurait amené à prendre cette décision.

“On ne peut tout simplement pas promouvoir des comptes en Amérique qui sont liés à des personnes qui incitent à la violence raciale, qu’elles le fassent sur ou hors de notre plateforme. . »

Contrairement à d’autres réseaux sociaux, Snapchat a été conçu initialement pour que des amis puissent discuter entre eux, sans forcément toucher un public plus large. A ce titre, toute diffusion de contenu destiné au grand public est modérée et vérifiée.

A ce titre par exemple, l’onglet de mise en avant de contenu “a la une”, baptisé “découvrir” ne présente que le contenu de partenaires éditoriaux tels que Reuters et d’autres agences de presse.

Twitter a verrouillé également le compte de Trump

De son coté, Twitter a également verrouillé le compte de Trump, après avoir forcé la suppression de trois de ses tweets. Facebook et Instagram ont empêché Trump de publier pendant 24 heures et ont bloqué le hashtag #StormTheCapitol.

Certains militants anti-trump appellent ces réseaux sociaux à rendre ces mesures de blocage permanentes. l’organisation d’éthique Accountable Tech tweetant que «l’attaque violente contre le Capitole aujourd’hui a été déchirante, mais pas totalement inattendue. Malheureusement, la préparation et la réponse de Twitter et Facebook ont ​​été extrêmement insuffisantes. Il ne suffit pas d’étiqueter les incitations à la violence. ».

Yvan Dupuy

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