robot livreur la poste
Le robot livreur de La Poste en plein test

Chères lectrices, chers lecteurs,

La Poste teste actuellement un robot livreur semi-autonome suivant les facteurs pendant leur tournée. Ce dernier a déjà été testé en conditions réelles à Paris, Nantes, Rueil-Malmaison, et également en Corse. Depuis le début de juillet 2019, il est évolue également dans la ville de Montpellier. Ayant pour but d’épauler les facteurs confrontés à un nombre de colis grandissant et à la transformation des villes, il a été conçu en collaboration avec la start-up Effidence.

Un chariot suiveur nommé Hector

Depuis début juillet 2019, les montpelliérains peuvent apercevoir dans les rues de la ville le nouveau chariot suiveur Hector. En phase de test, il circulera dans les rues de la centre-ville pour une durée d’un mois.

« Les précédents tests étaient des prototypes. Désormais, nous travaillons avec la start-up Effidence située à Clermont-Ferrand sur une version plus aboutie, nous sommes en phase pilote sur Montpellier« , précise Jean Louis Carrasco, responsable des livraisons urbaines du groupe La Poste. Avant de poursuivre : « Nos chariots ont grossi comparativement aux précédents car l’e-commerce va augmenter et doubler dans les prochaines années, ce qui signifie toujours moins de courrier mais plus de colis et donc, plus d’espace pour les transporter« .

Jean Louis Carrasco

Ce chariot semi-autonome peut contenir jusqu’à 150 kilos de colis, pour 1 m3 de stockage. Il suit le facteur de manière autonome grâce à ses caméras, deux capteurs lasers, et un lidar situé sous le châssis. Ce dispositif lui permet d’analyser l’espace à 360°, afin de contourner et éviter les obstacles , mais aussi les passants qui peuvent être sur son chemin. Hector peut se déplacer à une vitesse de 6km/h, et surmonter des obstacles de quelques centimètres.

Un robot livreur adapté aux centre-villes

Équipé de quatre roues motrices, et d’un rayon de braquage inférieur à 1 mètre, il est parfaitement adapté aux petites ruelles des centre-villes. Jean-Louis Carasco précise: « L’intérêt d’un tel chariot trouve tout son sens dans le cœur des grandes villes dans lesquelles les zones piétonnes se multiplient afin de limiter le bruit et la pollution avec des espaces verts. Grâce au chariot, le facteur peut distribuer le courrier plus facilement, sans avoir à se préoccuper de la circulation ou des places pour se garer tout en transportant d’avantage de courrier qu’à vélo » .

Il est également écologique, dans le sens ou sa batterie électrique lui confère une autonomie de 8 heures. Il est aussi équipé de deux boutons d’arrêt d’urgence à l’avant et à l’arrière du chariot, mais aussi d’une télécommande d’arrêt.

Yvan Dupuy