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Libra, la cryptomonnaie de Facebook

Mauvaise nouvelle pour Facebook, et sa nouvelle cryptomonnaie baptisée Libra. Suite à l’hostilité croissante des institutions régulatrices, trois des membres fondateurs auraient exprimer leur volonté en interne de se distancier du projet.

Le projet mis en péril ?

Depuis l’annonce du projet le 18 juin 2019, de nombreuses critiques ont été émises par rapport à ce dernier. Mais, cette fois, c’est dans le camp de ses partenaires que les critiques et problèmes proviennent, ce qui rend les faits beaucoup plus graves pour l’entreprise.

Dans l’un de ses articles publié le 23 août dernier, le Financial Times révèle que deux membres fondateurs ont émis de nombreuses réserves quant à la faisabilités et à la pérennité du projet.

Un partenaire (non cité) aurait fait une déclaration pour le moins explicite sur le sujet:

« Certaines de ces conversations [sur la réglementation] auraient dû avoir lieu avant le lancement, pour comprendre comment les autorités de régulation réfléchiraient à cela, pour éviter qu’il y ait autant de réactions hostiles » .

Le média Britannique précise que ces deux partenaires envisageraient sérieusement de se désengager du projet. Un troisième partenaire a quant à lui évoqué les désagréments et la surveillance accrue dont pourrait faire l’objet la « stablecoin » , et qui pourrait rejaillir sur sa propre entreprise.

« Il sera difficile pour les partenaires qui veulent être perçus comme étant en conformité [avec leurs propres régulateurs] d’être là pour soutenir [Libra]« , explique-t-il. Le Financial Times ne révèle pas l’identité de ces membres.

Une simple lettre d’intention en terme de garantie pour Libra

Le coté juridique n’est pas sous son meilleur jour pour la cryptomonnaie de Facebook. Les 28 membres fondateurs ne se seraient engagés qu’au travers d’une simple lettre d’intention, très peu contraignante et engageante au niveau juridique.

Pour rappel, les 28 membres fondateurs sont: Paypal, Stripe, PayU, Mastercard, Visa, Uber, Lyft, Spotify, Mercado Pago, Calibra (filiale de Facebook), Vodafone, Coibase, Xapo, Farfetch, Booking Holdings, Ebay, Coinbase, Xapo; BisonTrails, Anchorage, Ribbit Capital, Thrive Capital, Andreessen Horowitz , Union Square Ventures, Creative Destruction lab, Breakthrough initiatives, Women World’s banking, Mercy Corps, Kiva et iliad (seula cteur Français).

Pour l’heure, aucun ds membres ci-dessus n’a versé les 10 millions de dollars attendus .

« Nous sommes en discussion et notre décision définitive de devenir membre sera déterminée par un certain nombre de facteurs, notamment la capacité de l’Association à satisfaire à toutes les exigences réglementaires requises » (Alfred F Kelly- PDG de Visa)

Les gouvernements verraient en Libra une menace pour la stabilité monétaire internationale, les autre une forme d’attaque au statut régalien de l’état.

La notion de confidentialité des données inquiète également beaucoup les observateurs. Il semble en effet que le fameux scandale Cambridge Analytica ait a jamais marqué les esprits, malgré les excuses formulées publiquement par Mark Zuckerberg.

Yvan Dupuy