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© C.C. – Flickr – Carlos Luna

Chronicle, la start-up de la cybersécurité de Google,serait dans la tourmente. Cette dernière, qui gère notamment le service en ligne Virustotal, est critiquée par les salariés, et anciens salariés, de puis que la start-up est rattachée à Google Cloud, depuis juin 2019.

Des problèmes au niveau de la créativité et de la qualité du travail

Les employés, suite à cette nouvelle organisation au sein de Chronicle, disent ne plus être en mesure de travailler correctement, et de pouvoir innover. Le spécialiste du domaine, Motherboard, confirme cette problématique.

Au tout départ du malaise, la start-up de la cybersécurité a été victime d’une vague de départ de plusieurs dirigeants. Son CEO et cofondateur Stephen Gillett a pris une autre fonction au sein de Google. Le Chief security officer Mike Wiacek, a quant à lui définitivement quitté l’entreprise. Pour couronner le tout, le CTO, Will Robinson, s’apprête à quitter Chronicle ce mois ci.

Un lancement détonnant en janvier 2018

Incubée pendant deux ans au sein de Google X, Chronicle a vu le jour en janvier 2018. A l’époque, elle était présentée comme une start-up indépendante d’Alphabet, la maison mère de Google. Elle se présente comme ayant pour ambition de proposer une plateforme d’analyse et de détection d’intrusion à destination des entreprises, pour les aider à anticiper et stopper les cyberattaques, ainsi qu’un service d’analyse et d’information sur les malwares.

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Racheté en 2012, le célèbre service Virus Total est également rattaché à Chronicle. Malgré un passage difficile, les spécialistes en sécurité informatique persistent à croire que Chronicle va bouleverser le monde de la sécurité informatique, avec des technologies anciennes comme les antivirus ou les firewalls.

Une théorie qui semble se confirmer avec son premier produit, baptisé Backstory. Il s’agit d’une plateforme cloud sur laquelle les sociétés peuvent télécharger, stocker et analyser leurs données de télémétrie interne, afin de détecter et analyser de potentielles attaques.

Une créativité en panne ?

Cette absorption étant mal vue et vécue par certains employés, d’autant plus, que , au moment de l’absorption, les salaires n’auraient pas été réévalués.

L’un des employés a même déclaré à Motherbord :« Chronicle est mort « . L’entreprise ne disposerait désormais que de fonds limités, et il ne serait plus possible pour les employés de lancer et tester rapidement de nouveaux prototypes.

Yvan Dupuy